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Théâtre

CCM Jean-Moulin
mardi 24 avril / 20h00 mercredi 25 avril / 15h00

Dernière d’une Geisha

Un tambour très puissant annonce le début de la cérémonie. Trois coups. Comme ceux que l’on entend dans les monastères zen le matin avant la première méditation. Comme les trois coups du théâtre avant la levée de rideau. Ils marquent l’entrée de la geisha et le commencement de Nonô, cérémonie traditionnelle dédiée à l’ultime représentation d’une geisha. La cérémonie Nonô a lieu dans la ville natale de la geisha, qui retourne, par ce rituel, à son « point de départ ». 

Ainsi commence Nonô, dans ce théâtre, dans cette ville, ici et maintenant. 

En maître de cérémonie, un moine zen o cie : il accueille les spectateurs dans le théâtre, il présente le sens et le déroulement de la cérémonie, le rôle que chacun doit y tenir. Il place le public, rythme le rituel par les sons des tambours et des cloches du zen japonais. 

La geisha est sur scène, dans un état de concentration intense, les sens en éveil : le contact avec le sol, la respiration qui porte son corps malade, l’espace, l’assemblée présente et les sons. C’est le samadhi, la concentration pendant la pratique, le zazen : le corps est en présence, ici et maintenant. 

La geisha fait face aux enjeux de la situation : être sur scène pour la dernière fois, aller vers sa mort en conscience, portée par la présence et le regard des témoins. Son visage est voilé par un maquillage blanc. Elle porte une perruque traditionnelle, de longs kimonos traînant der- rière elle, et de très hautes zoris (chaussures des geishas). 

C’est elle qui a tout mis en scène, tout préparé, tout décidé de la forme que doit prendre sa cérémonie Nonô. Elle a choisi des contes zen, des haïkus et des textes, qu’elle a spécialement écrit pour sa dernière représentation (extraits – « Les mémoires d’Hadrien », Marguerite Yourcenar). Son Nonô sera celui d’une longue traversée, où les sons porteront le progressif amenuisement de l’espace et du temps, son propre décompte. 

Au terme de la traversée, la geisha disparaît. Ses kimonos, répartis tout le long du chemin qu’elle vient de parcourir, sont les traces de son abandon. 
Il neige sur elle et sur les parures qui ont fondé sa vie d’artiste.

 

Cie Koan
Mise en scène : Thomas dardenne
Avec Emilie Maréchal
Lumière, machinerie et son : Sébastien budria
Costumes : Emmanuelle Chaminade

 

 

INFO : le public est invité à une séance de méditation Zazen de 45’, le mardi à 19h et le mercredi à 14h. Travail sur la respiration et l’immobilité avec le centre Zen de Limoges (inscription au moment de l’achat de la place de spectacle, dans la limite des places disponibles)

 

Durée : 1h
Tarifs : de 10 à 12€
Salle non numérotée
A partir de 10 ans