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Théâtre et Cirque

Théâtre de l’Union
mardi 18 février / 20h30 mercredi 19 février / 20h30

Et après

De Lucie Gougat et Jean-Louis Baille

Mise en scène Lucie Gougat / avec Jean-Louis Baille,
Paul Eguisier et Julien Michelet
Lumières/machinerie/effets spéciaux Franck Roncière / Réalisation décors Atelier du Théâtre de l’Union / Bande son et musique Julien Michelet / Création vidéo Lucie Gougat, Jean-Louis Baille et Paul Eguisier

Et Après aurait pu s’appeler Poupées Russes. Vous savez ces petites poupées imbriquées les unes dans les autres. On en ouvre une et hop y en a une autre dedans. Et puis hop, encore une... etc... Sauf que dans Et Après, les poupées sont pas russes, sont pas pareilles et sont pas du tout des poupées... Elles sont comme des surprises, des emboîtements, des imprévus qui s’ouvrent les uns sur les autres, les uns après les autres, d’après en après, sur fil tendu de la fuite en avant, broderie ou mosaïque sur le thème de la fugue. C’est pas une histoire, non pas vraiment. C’est pas un spectacle théorique, non surtout pas. Plutôt une tentative impressionniste de ce que ça peut être ça la fugue vu de l’intérieur dans l’ici et maintenant d’un endroit qu’on appelle le théâtre et où ce qui se reflète c’est quand même sacrément la vie.
Alors, Et Après aurait pu s’appeler Fugues. Sauf que Fugues c’était le projet de la compagnie il y a trois ans et qu’il a été abandonné. Et que le spectacle qui le remplace c’est Et Après. Et qu’on pourrait dire que c’est pour ça qu’il s’appelle Et Après.
Quand on vous parlait des poupées russes...

On a voulu reprendre à notre compte l’expression d’Alain Badiou à propos de Beckett : « l’increvable désir ». De quoi ? De continuer, malgré tout, malgré le monde, malgré l’aujourd’hui, malgré la place effilochée du théâtre et de l’art en général, malgré les doutes, les arrêts, un projet abandonné, les accidents de parcours, les trucs qui vous tombent sur la tête au propre comme au figuré, les envies de fuir, de rester, de se cacher, de se montrer, de s’extirper...
Le désir quand même et toujours d’essayer, de repartir, d’improviser, laisser venir, ouvrir, lâcher, imaginer...
Le désir, encore de mettre tout ça, tous les côtés, les à côtés, les bons et les mauvais jours, les stops et les élans sur une scène de théâtre. A faire tenir ça en équilibre instable, en direct, comme on dit pour dire le risque de l’imprévu qu’est la vie.
Continuer à croire assez fort qu’à l’intérieur on peut se faire un monde qui a encore une bouche pour parler au monde.

Lucie Gougat et Jean-Louis Baille 

 

Durée : 1h30 environ
Tarifs : de 10 à 19€ / salle numérotée / Location ouverte dans les centres culturels
Pseudo, Plouf, Et Après : Triptyque co-accueilli avec le Théâtre de l’Union CDN du Limousin